Trois terrains, trois exigences
Aucun de ces voyages n'est transférable.
Chacun a été tracé sur place, marché, puis rompu et refait. Ce qui suit décrit le terrain — pas un produit.
Islande — 11 jours
Les terres noires
Le plateau central s'ouvre trois mois par an. On y roule sur des pistes qui traversent des rivières, et le paysage n'offre pas un arbre pour donner l'échelle.
Ce voyage demande d'accepter le mauvais temps comme une condition, pas comme un accident. Ceux qui l'ont fait en parlent longtemps après.
- — Trois nuits en refuge sans route d'accès
- — Une journée entière sans croiser de véhicule
- — Le retour par la côte sud, à contre-courant des cars
Atacama — 9 jours
Le sel et le vide
Le désert le plus sec du monde n'est pas un décor : c'est une contrainte. L'eau se transporte, l'altitude se gagne lentement, et les distances se comptent en heures.
En échange, trois nuits d'un ciel que la plupart des gens ne verront jamais.
- — Acclimatation obligatoire, deux jours à 2 400 mètres
- — Les salars au lever, avant que le vent ne se lève
- — Une nuit d'observation avec un astronome de Paranal
Lofoten — 8 jours
La ligne sombre
L'archipel se traverse en hiver, quand le jour dure quatre heures. La lumière est rase en permanence : elle ne monte jamais assez haut pour aplatir le relief.
C'est un voyage lent, à faible kilométrage, où l'on attend beaucoup — la marée, le ciel, le bon moment.
- — Logement en rorbu, sur pilotis, chauffé au poêle
- — Deux sorties en mer avec un pêcheur de Henningsvær
- — Aucune journée à plus de cent kilomètres
Nous choisissons les lieux où l'on dort avec autant de soin que les routes.